| Type : | Académique |
| Statut : | Ouvert |
| Phase : | IIb |
| Type de traitement : | Thérapie ciblée, Radiothérapie |
| Étape de prise en charge : | Stade métastatique : 3ème Ligne et + |
| Date d'ouverture : | 03/03/2026 |
| Date clôture : | 30/04/2027 |
| Promoteur : | Hospices Civils de Lyon |
| Progression du cancer: | À distance |
Le cancer de la prostate est la troisième cause de décès chez les hommes aux Etats Unis et en Europe. Le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration (mCRPC) a considérablement changé ces dernières années depuis l’émergence des inhibiteurs de la signalisation des récepteurs aux androgènes (ARSI), tels que l’abiraterone ou l’enzalutamide, des inhibiteurs de PARP tels que l’olaparib chez les patients dans lesquels le gène de réparation par recombinaison homologue (HRR) est muté, et plus récemment du [177Lu]Lu-PSMA [1,2].
La plupart des cancers de la prostate expriment à leur surface l'antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA), avec une expression plus importante dans les cancers de haut grade résistants à la castration. Le PSMA représente donc une excellente cible à visée diagnostique et thérapeutique pour le cancer de la prostate. Le [177Lu]Lu-PSMA-617 est un radioligand ayant une forte affinité pour la PSMA, permettant une irradiation ciblée des métastases du cancer de la prostate. L'activité du 177Lu-PSMA-617 en monothérapie a été démontrée dans une étude prospective australienne de phase II menée par Hofman et al., avec une réponse du PSA de 50 % chez 57 % des 30 patients atteints de cancer de la prostate métastatique. Ces premiers résultats ont été confirmés dans l'étude randomisée de phase III VISION évaluant le [177Lu]Lu-PSMA-617 en comparaison au traitement standard chez des patients atteints de mCRPC précédemment traités par au moins un ARSI et un ou deux lignes de taxanes et qui présentaient des PET/SCAN PSMA-11 marqués au gallium-68 (68Ga) positifs. Dans l'étude VISION, le [177Lu]Lu-PSMA-617 a prolongé de manière significative la survie sans progression radiologique (rPFS) (médiane, 8,7 vs 3,4 mois ; HR=0,40 ; p<0,001) et la survie globale (OS) (médiane, 15,3 vs 11,3 mois ; HR=0,62 ; p<0,001) avec une réponse du PSA ≥ 50 % chez 66 % des patients inclus [5]. De plus, le profil de toxicité du [177Lu]Lu-PSMA-617 était acceptable dans cette population fortement traitée auparavant (78,6 % des patients inclus avaient au moins trois traitements systémiques antérieurs).
Depuis les résultats de l'étude VISION, le [177Lu]Lu-PSMA-617 est en cours d’évaluation dans des lignes de traitement plus précoces, seul ou en combinaison, mais aucune étude prospective n'a évalué le retraitement par le [177Lu]Lu-PSMA-617 chez des patients atteints de mCRPC ayant déjà répondu au traitement. Cependant, les résultats préliminaires de la cohorte élargie de l'étude australienne de phase II de Hofman et al. ont montré une efficacité prometteuse dans ce contexte avec une réponse du PSA≥ 50 % chez 73 % des 15 patients qui avaient rechuté après la fin du traitement par [177Lu]Lu-PSMA-617 et qui continuaient à maintenir l'expression du PSMA. Cependant, les réponses obtenues après un nouveau traitement au [177Lu]Lu-PSMA-617 ont été moins durables, mais les effets indésirables du traitement ont été similaires à ceux du traitement initial.
L'étude ReaLuP (Retraitement avec le [177Lu]Lu-PSMA-617 chez des patients atteints de cancer de la prostate métastatique) est une étude de phase IIb ouverte, mono-bras, non randomisée, évaluant un retraitement par [177Lu]Lu PSMA-617 chez des patients atteints de cancer de la prostate métastatique en progression, et qui ont été précédemment traités par une première séquence de [177Lu]Lu-PSMA sans preuve de progression au cours de ce premier cycle de traitement.
- Cancers uro-génitaux
- Prostate
- Tumeur maligne de la prostate - Cim10 : C61